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le dossier de presse
Marie-Anne MONTCHAMP, Secrétaire
d’Etat aux personnes handicapées présente
aujourd’hui en deuxième lecture au Sénat
le projet de loi « pour l’égalité
des droits et des chances, la participation et la citoyenneté
des personnes handicapées ».
L’enjeu de cette deuxième
lecture est la définition de l’organisation
institutionnelle de la politique du handicap dans notre
pays à chaque échelon : national, régional
et départemental.
La prise en compte de la question du
handicap dans sa globalité, mais tout en respectant
ses particularités, appelait une réponse
novatrice en terme de protection sociale. Car s’il
était indispensable de créer une caisse
exclusivement dédiée au risque dépendance,
il était tout aussi nécessaire de partir
des besoins de la personnes handicapée pour lui
assurer une prestation adaptée.
Une répartition des rôles
cohérente et lisible
Au niveau national : la création
de la CNSA
La caisse nationale de solidarité
pour l’autonomie a pour rôle de définir
et d’animer la politique du handicap en France.
Elle se voit également confier la programmation
pluriannuelle et la répartition territoriale
équitable des crédits.
Au niveau régional : prise
en compte de tous les besoins
La région dévient un échelon
gestion de l’offre médico-social pour l’ensemble
des départements. Afin de garantir une répartition
équilibrée des réponses aux besoins
et notamment dans les cas des handicaps les plus rares.
Le préfet de région va également
être chargé de l’harmonisation avec
l'offre sanitaire.
Au niveau départemental :
Création d’un guichet unique
La création des « maisons
départementales des personnes handicapées
» répond à la volonté de
proposer un dispositif de proximité, qui a pour
objectif premier de simplifier les démarches
quotidiennes des personnes handicapées et de
leurs familles. Les maisons départementales sont
chargées d’accompagner les personnes handicapées
dans la mise en œuvre de leur projet de vie et
de l’attribution de la prestation de compensation.
Elles regroupent tous les acteurs concernés par
la question du handicap et notamment les associations.
Un budget sans précédent
Chaque année le jour férié
travaillé apporte 850 millions d’euros
pour les personnes handicapées, qui sont versées
directement à la CNSA. Ces 850 M sont repartis
de la façon suivante :
- 550 Millions sont consacrés
à la prestation de compensation
ce qui en pratique permet de :
- Augmenter
de 70 % le financement des aides
humaines qui permet de financer 12
000 heures annuelles supplémentaires
- Faire bénéficier
3 500 personnes très lourdement handicapées
d’une aide à
temps plein ;
- Financer
les aides techniques, qui sont aujourd’hui
insuffisamment prises en charge par l’assurance
maladie.
- 300 Millions sont consacrés
à la création de places
ces 300 millions viennent s’ajouter
aux 400 millions de l’assurance maladie. Le plan
quinquennal (2003-2007) de création de places
permet l’ouverture de 40
000 nouvelles places. En 2004 et à nouveau
en 2005, 60 places en CAT
et 100 places dans les
établissements
et services médico-sociaux sont créées
chaque semaine.
Le
rythme de création
de places aura ainsi été doublé
par rapport à la période 1998-2002.
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