Marie-Anne Montchamp,
secrétaire d’Etat aux personnes handicapées,
présentera aujourd’hui, à l’Assemblée
nationale, le projet de loi «pour l’égalité
des droits et des chances, la participation et la citoyenneté
des personnes handicapées».
Ce projet de loi, véritable traduction
législative de l’un des chantiers du président
Jacques Chirac, répond à trois objectifs
: garantir aux personnes handicapées le libre
choix de leur projet de vie, améliorer leur participation
à la vie sociale et les placer au cœur des
dispositifs qui les concernent.
L’enjeu du projet de loi est de
donner un contenu au droit à la compensation
du handicap. Il est aussi d’aménager le
droit de la personne handicapée à participer
sans entrave à la vie en société.
Ces deux droits sont indissolublement liés.
Il nourrit l’ambition de répondre
aux attentes générales des personnes handicapées,
de leurs familles, ainsi que des professionnels, tout
en proposant une approche concrète qui tient
compte des spécificités de chaque handicap.
Marie-Anne Montchamp s’est particulièrement
attachée à donner à ce texte de
loi toute sa force effective et garantir son application
à partir de janvier 2005. Dès son arrivée,
la ministre a mis en place une méthodologie de
travail qui permettra d’encrer les nouveaux droits
dans la vie quotidienne des personnes handicapées.
Le projet de loi s’articule
autour des points suivants :
- Une nouvelle définition du
handicap qui s’appuie sur une approche plus
pratique et notamment sur la prise en compte de l’environnement
de vie de la personne ;
- Un renforcement des programmes de
recherche, une accentuation de la prévention,
une amélioration de l’accès aux
soins, aux avancées thérapeutiques et
technologiques, mais aussi à la pratique sportive
des personnes handicapées ;
- L’engagement d’une réflexion
profonde sur les métiers du handicap et les
compétences des professionnels qui entourent
et accompagnent les personnes handicapées,
afin de mettre en place une gestion prévisionnelle
de l’emploi ;
- La création de nouveaux droits
fondamentaux : donner aux parents le choix de scolariser
leur enfant en milieu ordinaire ou dans un établissement
spécialisé.
Ce projet de loi s’inscrit dans
une démarche dynamique qui s’appuie sur
des principes visant à ouvrir des chantiers parallèles,
tels que :
Un nouveau partenariat social
L’acteur associatif qui doit être
conforté dans son rôle de représentant
et de gestionnaire d’établissements. Les
pouvoirs doivent imaginer avec les associations un nouveau
partenariat en leur apportant un soutien méthodologique.
Une reconnaissance des spécificités
de chaque handicap
Marie-Anne Montchamp a souligné
la nécessité d’entamer un travail
en profondeur sur les spécificités de
chaque handicap. En s’appuyant sur le modèle
du plan pour l’autisme ou pour le traumatisme
crânien, il s’agit de proposer des solutions
adaptées aux besoins des personnes lourdement
handicapées…
De plus, la nouvelle définition du handicap comprend
le handicap psychique mais aussi le handicap cognitif.
Un souci d’effectivité
La loi contient des éléments
de son effectivité : délais, contrôles,
sanctions, obligation de formation…
La ministre a rappelé, qui si
le projet de loi était un pilier de la politique
du handicap, il était tout aussi essentiel de
mener simultanément des actions complémentaires.
C’est dans cet esprit qu’ont
été créés les groupes de
travail qui visent à prolonger la réflexion
sur certains points cruciaux abordés dans la
loi. Six groupes composés de partenaires institutionnels,
associatifs et syndicaux, des administrations compétentes
et de plusieurs experts ont d’ores et déjà
vu le jour (cf.
annexe) et six autres seront mis en place progressivement.
La mise en œuvre de la loi implique
également la mise en place d’actions de
mobilisation et de partenariats comme les pactes territoriaux,
dont Marie-Anne Montchamp souhaite la conclusion pour
stimuler l’emploi des travailleurs handicapés.
Enfin, la ministre a souligné
que «la question
du handicap rejoint aujourd’hui celle plus générale
de la capacité de notre société
à reconnaître sans discrimination l’ensemble
de ses membres, à fixer des règles communes
dans le respect des différences, à fonder
la cohésion sociale sur la diversité».
|