La déficience mentale peut s'installer soit d'emblée
dans le développement psychique de l'enfant, soit
apparaître comme une détérioration secondaire,
à la suite d'une maladie comme l'épilepsie
sévère. D'autres causes sont liées à
des facteurs de l'environnement, comme la maltraitance ou
la négligence grave. La déficience peut aussi
s'installer, chez l'enfant ou le jeune adulte dans le cadre
d'une maladie mentale, une psychose, que l'on qualifie alors
de déficitaire. Les causes les plus fréquentes
de déficience intellectuelle sont la trisomie 21 et
le syndrome de l'X fragile. La trisomie 21 La trisomie 21 est une anomalie chromosomique qui touche environ une naissance sur 800
( 59% de garçons et 41 % de filles).
Les malformations cardiaques, fréquentes( 40 %) sont maintenant bien diagnostiquées et sont
souvent opérées dès la naissance. Les acquisitions motrices et l’accès au langage s’effectuent plus tardivement et sont parfois perturbées. Des actions rééducatives appropriées sont alors nécessaires.
Malgré la déficience intellectuelle, l’adaptation sociale, scolaire et professionnelle est facilitée
par la mise en place d’une adaptation de la pédagogie, des dispositifs de scolarisation, et d’un accompagnement approprié .
L’espérance de vie des personnes trisomiques augmente régulièrement ( en quinze ans, elle est passée de 25 à 49 ans et leur longévité continue à progresser de 1,7 an par an en moyenne ).
Ces personnes qui étaient considérées comme inéducables jusque dans les années 1970, sont
aujourd’hui capables de s’insérer dans notre société.
Le syndrome de l'X fragile Le syndrome de l'X fragile est une anomalie génétique
présente sur un chromosome X. Garçons et filles
peuvent être atteints, mais l'expression du handicap
est moins forte chez les filles. La prévalence est
de 1 garçon sur 4 000 et 1 fille sur 8 000. La déficience
intellectuelle est légère à sévère,
parfois inexistante. 10 % seulement des individus qui présentent
ce syndrome ont une déficience intellectuelle profonde.
Les troubles du langage sont fréquents, de même
que les problèmes d'attention et l'hyperactivité.
Des traits de comportement comme l'anxiété
sociale et les conduites d'automutilation apparaissent parfois. Besoins spécifiques De nombreux tests psychométriques permettent d'évaluer
et de distinguer les compétences verbales ou pratiques
dès la prime enfance. Il en résulte un résultat
global, le QI, évolutif au cours de la vie, qui mesure
l'avance ou le retard d'un enfant par rapport à sa
classe d'âge. La mesure du QI est souvent décisive
pour l'orientation vers le milieu ordinaire, médico-éducatif,
médico-pédagogique ou sanitaire. Le retard mental léger (QI entre 50 et 70) concerne 85 %
des déficients intellectuels. Il est généralement
repéré à l'occasion des premières difficultés
scolaires. Une intégration scolaire individuelle ou collective
peut avoir lieu en milieu ordinaire. Le milieu spécialisé
- Instituts médico-pédagogiques (IMP)
puis Instituts médico-professionnels (IMPro)
- peut permettre une bonne intégration sociale. Le retard mental moyen (QI entre 35 et 55) touche 10 % des déficients
intellectuels. Il permet généralement l'accès
au langage. Les bases des premiers apprentissages scolaires (lecture,
calcul) peuvent être acquises. Une prise en charge en Institut
médico-éducatif (IME)
est indiquée. Les possibilités d'accéder au
travail protégé sont limitées au vu des exigences
actuelles. À l'âge adulte, beaucoup vivent en établissements,
foyers de vie ou Maisons d'accueil spécialisées (MAS). Les retards mentaux profonds et graves (QI inférieur à
40) concernent 5 % des déficients intellectuels. Ils sont
souvent associés à d'autres handicaps, visuels, auditifs
ou moteurs et à des troubles somatiques comme l'épilepsie.
Ils ne permettent pas, ou de façon très limitée,
l'accès au langage. Les troubles du comportement comme l'automutilation
sont fréquents et la dépendance massive. La prise
en prise en charge est généralement réalisée
dans desétablissements
spécialisés pour polyhandicapéstout au
long de la vie. Source: Ministère de la Santé, de la Famille et des Personnes
handicapées Rédaction: Avril 2003 |