La rééducation professionnelle Les Centres de rééducation professionnelle (CRP) sont des institutions médico-sociales de formation professionnelle des travailleurs handicapés. Ils
sont financés par l'assurance maladie. Leur mission consiste à dispenser une formation qualifiante aux personnes handicapées en vue de leur insertion ou
réinsertion professionnelle, soit vers le milieu de travail ordinaire, soit vers le milieu protégé. La formation, d'une durée de 10 à 30
mois, se déroule dans un environnement adapté. LaCOTOREPoriente vers un CRP les personnes dont le handicap nécessite une pédagogie ou un accompagnement
médico-social personnalisés. Le suivi médico-social des stagiaires est assuré par une équipe pluridisciplinaire. Les structures d'activité professionnelle Certaines personnes handicapées ont des capacités de travail insuffisantes pour occuper un emploi en milieu ordinaire, même avec des adaptations du poste de
travail. Le milieu de travail protégé leur permet d'exercer une activité rémunérée tout en bénéficiant de conditions
adaptées à leurs possibilités. Selon le niveau de son incapacité, le travailleur handicapé est orienté par laCOTOREPsoit vers un atelier
protégé, soit vers un Centre d'aide par le travail (CAT). Ces deux types de structures ont vocation à lui permettre d'améliorer son autonomie
professionnelle et sociale. A noter : les employeurs du milieu ordinaire de travail peuvent s'acquitter en partie de leur obligation d'emploi de travailleurs handicapés en passant des
contrats de fournitures, de sous-traitance ou de prestations de services avec des établissements de travail protégé. Les ateliers protégés Lesateliers
protégéssont des unités de
production qui accueillent au moins 80 % de travailleurs
handicapés dont la capacité de travail
correspond à au moins un tiers de celle d'un
travailleur valide effectuant les mêmes tâches.
Ils ont pour mission de favoriser, si possible, l'accession
des travailleurs handicapés au milieu ordinaire
de travail. Ils sont soumis aux risques du marché
au même titre que les entreprises ordinaires mais,
compte tenu de leur spécificité, l'État
leur verse une subvention destinée à compenser
le surcoût lié à l'emploi de travailleurs
handicapés. Le travailleur handicapé employé en atelier protégé relève du statut de salarié au regard du droit du travail, comme s'il
était employé en milieu ordinaire. Il dispose d'un contrat de travail, à temps plein ou partiel, le plus souvent à durée
indéterminée, des prestations de sécurité sociale et de l'assurance chômage. Le travailleur handicapé peut être mis à disposition d'un autre employeur, pour favoriser son passage vers un milieu de travail ordinaire, par contrat
maximale d'un an, renouvelable une fois, entre les trois parties. Le travailleur handicapé bénéficie d'une garantie de ressources (GRTH)
destinée à lui assurer une rémunération minimale, variant de 90 % à 130 % du SMIC. Les centres de distribution de travail à domicile (GRTH), assimilés aux ateliers protégés, permettent l'exercice d'une activité
à domicile : le centre groupe les commandes et les répartit entre les travailleurs handicapés. Compte tenu de l'intérêt de la mission d'insertion des ateliers protégés, l'État a consacré 15,24 millions d'€,
sur la période 2001-2003, à leur modernisation. Pour en savoir plus, consultez le thèmeEmploi. Source: Sous-direction des personnes handicapéesRédaction: Avril 2003 |